En 2014, Alix de Moussac & Aurélie Grandemenge fondent, à Marseille La Nouvelle ; une ligne de lingerie et maillots de bain confortable et sexy. Leur signature ? La bretelle en lurex, dorée, argentée ou colorée. Alix est styliste et Aurélie est spécialisée en stratégie financière et marketing. Ce duo fonctionne à merveille et l’univers féminin qu’elles ont créé évolue au fil des années avec toujours le même désir ; celui de rendre belles toutes les femmes. Entretien avec deux nouvelles invitées de notre rubrique Grils Girls Girls.

Pouvez-vous me parler de vos études et de votre parcours professionnel ?
Alix de Moussac : J’ai étudié le stylisme à l’atelier chardon Savard à Paris pendant 4 ans – j’ai adoré mes études et je me suis lancée directement dans la vie active !
Aurélie Grandemenge : De mon côté j’ai fais une école supérieure de commerce : Toulouse Business School avec un double diplôme à la Technische Universität de Berlin pour compléter mon cursus en économie et en marketing.
Comment avez-vous décidé de devenir créatrices de mode, de lancer La Nouvelle & pourquoi ce nom ?
Alix : Je veux faire ce métier depuis l’âge de 7 ans, j’ai simplement suivi ma passion. En créant mon premier modèle, Georgia, je voulais proposer une pièce élégante et ultra confortable que je ne trouvais pas sur le marché à l’époque (2009) : sans bretelles ou régleurs visibles. La Nouvelle c’est un nom féminin, doux, enrubanné avec lequel chacune peut écrire son histoire.

Aurélie : Nous souhaitions un nom français, facile à prononcer dans toutes les langues. Nous pensions d’abord ajouter quelque chose après La Nouvelle et finalement il nous a paru évident que La Nouvelle se suffisait à elle même pour chacune y mette ce qu’elle souhaitait derrière. La Nouvelle c’est aussi une manière d’introduire sur le marché une nouvelle vision de la lingerie. Il y a 12 ans quand nous avons lancé la marque, nous arrivions avec un produit inédit et avons été prescriptrices d’une lingerie sexy, élégante, confortable, qui se montre sans vulgarité et se porte comme un bijou : un accessoire qui vient compléter une tenue ! Sans le savoir, nous lancions le mouvement du slow bra !

Est-ce que la mode et l’entreprenariat occupaient une place importante dans vos familles ?
Alix : De mon côté, la mode et l’art ! Ma grand-mère maternelle m’a transmis l’amour des tissus et le goût des silhouettes intemporelles. Elle était incroyablement chic et ne supportait pas voir des bretelles dépasser, c’est grâce à elle Georgia : merci Bonne Maman !
Il y avait une vraie valorisation des arts dans ma famille – on ne m’a jamais freiné en me disant que ce n’est pas un métier. Ca m’a enlevé la peur de me lancer. Je n’ai été salariée que deux ans, je pense que j’ai toujours eu l’entrepreneuriat en moi.

Aurélie : Oui mon père a toujours travaillé dans le monde de l’entreprenariat et a accompagné tout au long de sa carrière des jeunes entreprises, principalement industrielles, à se lancer et à se développer. Etudiante, je l’ai aidé dans son travail pour mes jobs d’été. Je n’avais pas la soif d’entreprendre à cette époque et j’ai commencé ma carrière en tant que salariée dans le monde du conseil…et finalement l’entreprenariat m’a rattrapée et je m’épanouis totalement dans ce rôle d’entrepreneuse.
Comment êtes-vous arrivées à Marseille & pourquoi cette ville tout particulièrement ?
Alix : C’est le hasard ou le destin ? À la fin de mes études, j’étais entrée chez Paco Rabanne quand on m’a proposé un poste de directrice artistique dans la région de Marseille.. J’avais 22 ans, je ne connaissais pas la ville, on me disait que je mettais en péril mon avenir professionnel si je quittais Paris… J’ai suivi mon instinct et je ne l’ai jamais regretté.
Aurélie : Je suis lyonnaise d’origine et j’ai commencé ma carrière à Paris où j’ai rencontré mon mari, un avignonnais. La lumière de son sud natal lui manquait et j’avoue que nous étions l’un comme l’autre très attirés par Marseille, la décision a été vite prise. On s’est installé à Marseille en 2012 et de suite le projet La Nouvelle est né avec Alix.

Si vous deviez définir Marseille en quelques lignes. Comme si vous décrivez une personne ou que vous racontez une petite histoire que diriez- vous ?
Alix : Intrépide, solaire, culottée !
Aurélie : J’adore le côté franc, minéral et direct de cette ville. Elle ne triche pas ! Et évidemment sa lumière et la douceur de vivre que nous avons entre mer et montagne.

Vos adresses préférés à Marseille ?
Alix : Au milieu de la mer sur mon paddle.
Aurélie : Moutchou, une petite épicerie-café délicieuse à deux pas du bureau rue d’endorme. La Presse, rue Decazes dans le 7eme, à coté de notre boutique qui fait des sandwichs fabuleux ! Miroir, mon salon de coiffure (10, rue de l’église St Michel dans le 5eme). Côté sport, Studio Tonic, le Shakti Shala et MyYogaShala. Les ateliers de Respire. J’aime aussi les concerts en plein air les soirs d’été au théâtre Silvain, et le combo baignade et pizza de l’eau à la bouche sur les rochers de Malmousque.

Qu’est-ce que Marseille a de différent ? Les rencontres, la lumière, la vibe ..?
Alix : Sa lumière et la mer : Mes 2 grandes addictions ! La simplicité et la diversité des rencontres : Marseille est unique.

J’aime l’authenticité brute de cette ville, son caractère franc et sans détour. Marseille reste fidèle à elle-même, sans faux-semblants. J’aime aussi évidemment sa lumière et la douceur de vivre que nous avons entre mer et montagne. Aurélie

Si vous pouvez aussi me parler un peu de vous, de ce que vous aimez, de votre amour pour votre travail, de vos projets et rêves…
Alix : Je suis toujours aussi passionnée par mon métier : Il y a la création : imaginer, raconter des histoires et embarquer nos clientes chaque saison. Et puis il y a aussi le rôle de cheffe d’entreprise, avec ses défis et ses ambitions : développement, ouverture de boutiques, développement international, nouvelles lignes… Tellement de territoire à explorer !
Je suis aujourd’hui très fière du chemin parcouru, et surtout de l’équipe que nous avons construite.
Aurélie : La Nouvelle a déjà fait un magnifique chemin et je sais que nous avons encore une belle route à parcourir devant nous. Les projets et les rêves ne manquent pas, la motivation est intacte et nous avons une belle équipe qui nous accompagne. Mon rêve : que La Nouvelle devienne une référence et surtout un réel levier d’épanouissement pour les femmes dans leur quotidien, quel que soit leur âge, leur morphologie, leur histoire. Nous avons toutes un rapport ambivalent avec notre corps, apporter de la paix dans cette relation que chacune a avec lui est un vrai leitmotiv pour moi et donne du sens à ce projet !
