« Azzedine Alaïa eut à cœur tout au long de sa carrière d’intégrer les inspirations d’un pays, d’un continent qu’il avait quitté tôt mais qui continuait à exercer sur lui une fascination profonde. Avec nostalgie, les moucharabiehs viennent se présenter à son souvenir comme lorsqu’il était enfant de Tunis. Habiles cloisons ouvragées qui sculptent la lumière et les regards, les moucharabiehs d’Afrique du Nord trouvent dans les créations d’Azzedine Alaïa une forme de renaissance. » C’est ce que propose la nouvelle exposition; Azzedine Alaïa & l’Afrique, sous le commissariat d’Olivier Saillard, visible jusqu’au 4 Janvier 2027, rue de la verrerie à Paris. Visite guidée.


Dans le coton blanc, plus optique que les murs recouverts de chaux lumineuse de sa Tunisie natale, le couturier joue avec le cache-cache des corps et des silhouettes furtives.


Ses robes bandelettes, dont les toutes premières datent de 1985, véritables prouesses de coupe qu’il inventa de toutes pièces, excellent à représenter la virtuosité du couturier toujours subjugué par le patrimoine des reines et des pharaons.


Toutes les couleurs sable des territoires subsahariens sont évoquées avec nuances, comme les subtilités des terres qui semblent sombrer dans les rouges intenses.




Les raphias, les ficelles déroulent un imaginaire libre au service de robes dont le couturier a imaginé les empreintes entièrement parcourues de broderies de coquillages et de cauris.


Exposition visible jusqu’au dimanche 4 janvier 2027. Fondation Azzedine Alaïa, 18 Rue de la Verrerie 75004 Paris.