Laura Vidal est sommelière. Guidée par le goût des autres, elle incarne à merveille le féminin sacré qui explore sa créativité sous toutes ses facettes. Sans limite, avec courage et pugnacité, l’idée est de se rapprocher de soi pour exprimer pleinement son potentiel. De matérialiser ses désirs sous l’impulsion de la loi de l’attraction et de la visualisation. Sans oublier de revendiquer, chemin faisant, son droit au bonheur. Entretien avec une entrepreneuse qui a choisi Marseille et ses environs pour partager son savoir et ses expériences acquises au fil de fabuleuses rencontres et de voyages inspirants. Entretien avec une nouvelle invitée de notre rubrique Girls Girls Girls.
Hello Laura, qu’est-ce qui fait de toi une fille du Sud ?
Laura Vidal : J’aime le soleil, je dis ce que je pense et je pense ce que je dis. Je suis résiliente et passionnée par l’art de vivre.
Peux-tu évoquer tes études et ton parcours professionnel ?
Laura : Je suis née et j’ai grandi à Montréal, j’ai toujours été fascinée par la restauration, même lorsque j’étudiais la finance et l’entrepreneuriat à l’université McGill. Progressivement, j’ai réalisé que le monde de la finance n’était pas fait pour moi. Mon cœur se trouvait plutôt dans les restaurants et le vin. J’ai donc décidé de me spécialiser dans la sommellerie, ce qui m’a conduit à travailler dans des établissements renommés à Montréal, tels que le Club Chasse et Pêche et le Leméac. En 2010, j’ai pris une décision un peu osée en partant pour Paris, où j’ai eu l’opportunité de travailler comme sommelière et manager au Frenchie. C’est là que j’ai eu la chance de rencontrer le chef Harry Cummins, avec qui j’ai fondé The Paris Popup (aujourd’hui rebaptisé le Small Group) en 2012, une expérience qui a enrichi ma carrière de manière inestimable. Ma passion pour les vins de Loire, de Bourgogne et du Jura est sincère, et j’aime partager mes connaissances avec ceux qui partagent cet intérêt. Rien ne me rend plus heureuse qu’un bon repas accompagné d’un verre de vin bien choisi.
Quel a été l’élément déclencheur qui a fait que tu t’es installée à Marseille à un moment de ta vie ?
Laura : On a trouvé le local de la Mercerie charmant et on a eu un coup de cœur avec mes associés ; on s’est dit : « C’est le bon endroit pour déposer nos valises », nous qui avions été nomades pendant plus de cinq ans…
Marseille est sauvage, belle ; elle tente, elle se plante parfois, elle produit toujours de l’émoi. Elle ne laisse pas indifférent.
Quels sont tes spots préférés à Marseille et dans la Drôme provençale, là où tu as ta maison maintenant ?
Laura : J’adore Nyons et le petit resto trop mignon La Cuisine du Marché ; c’est trop bon, sympa, honnête et bien fait. J’adore manger à Tuba ou, au-dessus, à Bikini : c’est une vue de ouf et ils ont une super sélection sans alcool.
Quels ont été tes tout premiers ressentis la première fois que tu as découvert Marseille ?
Laura : C’est sale et c’est beau.
Qu’est-ce que Marseille a de différent ? Les rencontres, la lumière, la vibe …?
Laura : Marseille, c’est une ville solaire par ses habitants, souvent avec leurs opinions qu’ils n’ont pas peur d’émettre, leur générosité, leur savoir-vivre et toujours cette intensité qui ne vous laisse jamais indifférent.
Crédit photographique : Victoire Terrade
Si tu peux aussi me parler un peu de toi, de ce que tu aimes, de ton amour pour ton travail, et de tes projets et de tes rêves…
Laura : Je suis fan de tout ce qui me rapproche de la nature, de la création dans tous ses aspects, que ce soit le dessin, la peinture, créer un événement, un restaurant, une énergie au sein d’une équipe, créer des liens, unir les gens, créer de la beauté, rendre les choses inoubliables… Tout ça, c’est aussi être un créatif. Et puis là, avec la maison à la campagne, je veux créer des moments pour que les gens puissent venir et se ressourcer, se calmer et avoir de l’espace pour créer eux aussi.