Artiste, designer, céramiste, Olivia Cognet est la première invitée de notre rubrique « Girls Girls Girls », consacrée aux femmes méditerranéennes dont on admire le parcours, l’énergie et la créativité. Autant une source d’inspiration qu’un manifeste.


L’artiste et designer française Olivia Cognet a grandi à Nice, sur la Côte d’Azur. Son père, ingénieur du son, avait, à la maison, un atelier dans lequel elle créait, enfant, ce qu’elle voulait. À 17 ans, elle quitte le sud de la France, direction Paris, pour poursuivre ses études de mode. Dans cette première vie, Olivia dessine des sacs et des chaussures pour le monde du luxe et pour des créateurs. Elle y restera 15 ans. À la trentaine, Paris lui apparaît comme une chape de plomb, le snobisme l’irrite. En 2016, en quête d’espace et de lumière, Olivia s’envole pour Los Angeles.
A LA, j’ai eu un choc artistique, les artistes sont très inspirants.

« Je suis venue à L.A. avec l’idée de changer de carrière, afin de m’orienter vers la décoration et l’objet. »
C’est en Californie qu’Olivia commence la céramique avec un stage de découverte, puis en s’inscrivant à des cours du soir. Elle poursuit, en parallèle, son activité dans la mode. Elle installe son atelier dans son garage ; des pièces de plus en plus importantes prennent vie. Olivia voit grand. Elle ne se limite pas à une échelle. « L’architecture m’a tout de suite parlé. »

Vient, un moment clé : le salon Echo Park Craft Fair, qui a lieu tous les six mois en Californie. Elle y rencontre des décorateurs d’intérieur, vend toutes ses pièces, crée une base clients, et impulse une nouvelle façon de communiquer sur Instagram. En 2020, elle bascule complètement dans la céramique. En 2022, elle est de retour dans le sud de la France, au chevet de son père malade, et finit par s’y installer définitivement. Son studio est aujourd’hui basé à Vallauris, à 10 minutes de Cannes et d’Antibes. Elle s’y sent bien, heureuse, à sa place.

« J’ai toujours fait ce que j’aime, je ne peux pas faire autrement. J’ai la tête dure. Je mets tout en œuvre pour réussir. Et, pour cela, il faut être talentueux, travailler beaucoup, avoir de la suite dans les idées et de l’endurance. »


La céramique, c’est ma passion ; j’arrive en transe à l’atelier, je pourrais dessiner et créer tous les jours.



Quand j’ai commencé la céramique, mon but était de réaliser de grandes pièces. L’objet est pensé comme en architecture. Je pourrais réaliser un appartement en céramique.






