Parysatis Peymani est franco-iranienne ; passionnée de mode et de design, elle est toujours en quête de nouvelles expériences. Elle aime particulièrement redonner vie à des lieux pour en faire de petits paradis. Elle est installée à Marseille, dans une maison de rêve, Maison Abi (qui signifie « bleu » en persan), avec son mari et leur fille, Izeh. Son projet du moment ? Le développement d’Harmony Homes. Entretien avec une nouvelle invitée de notre rubrique Girls Girls Girls.

Hello Parysatis, qu’est-ce qui fait de toi une fille du Sud ?
Parysatis Peymani : Ce qui fait de moi une fille du Sud, c’est cette culture du partage et de la convivialité qui se reflète dans chaque coin de rue, chaque sourire échangé. Je suis curieuse des autres ; j’aime découvrir des personnalités et des histoires derrière les visages que l’on croise.

L’Iran, c’est ma deuxième maison, celle de mon père. C’est un pays qui m’a offert une richesse culturelle inestimable, une histoire fascinante et des femmes si fortes et inspirantes, qui se battent au quotidien. Cela me donne une double vision du monde, et c’est très précieux.

Peux-tu évoquer tes études et ton parcours professionnel ?
Parysatis : J’ai étudié le marketing et la communication dans une école de commerce, puis à l’Institut Français de la Mode, ce qui m’a permis de développer une expertise solide dans ce domaine. J’ai ensuite poursuivi ma carrière professionnelle à Dubaï, où je dirigeais la stratégie créative dans l’agence de marketing d’influence Ykone. Aujourd’hui, j’ai cofondé Harmony Homes, une marque d’investissement fractionné dans de très belles maisons de vacances dont les membres du club peuvent à la fois profiter et tirer des revenus. Mon but ? Permettre aux femmes de trouver leur place dans le monde de l’investissement.

Mon rêve ? Continuer à grandir, à apprendre et à partager cette passion et, qui sait, peut-être ouvrir un jour un hôtel à Marseille, un lieu de rencontres et d’échanges pour cette ville qui m’inspire tant.

Peux-tu évoquer l’élément déclencheur qui a fait que tu t’es installée à Marseille à un moment précis de ta vie ?
Parysatis : Marseille est entrée dans ma vie comme une évidence. Après 4 années passées à Dubaï, nous sentions que c’était la seule ville de France où nous pouvions vivre. Nous recherchions cette chaleur et cette effervescence que l’on retrouve au Moyen-Orient ; c’était pour nous la suite logique de notre parcours.

Si tu devais définir Marseille en quelques lignes. Comme si tu décrivais une personne ou que tu racontais une petite histoire que dirais tu ?
Parysatis : Marseille, c’est ma fille qui est née ici. Elle s’appelle Izeh, du nom d’une ville du sud de l’Iran qui est considérée comme la ville rebelle du pays… Vous voyez où je veux en venir ? C’est cette femme passionnée et authentique, pleine de caractère et de contrastes. Elle est à la fois sensible et rebelle ; elle ne triche pas et, pour moi, elle représente la vie.
Quels ont été tes tout premiers ressentis la première fois que tu as découvert Marseille ?
Parysatis : La première fois que j’ai découvert Marseille, j’ai eu cette sensation de liberté. Et puis quelle vue : la mer, les calanques, cette lumière si particulière… Tout semblait vibrant, vivant. J’aime les villes qui vivent, avec les défauts et les aléas du quotidien.

Qu’est ce que Marseille a de différent ? Les rencontres, la lumière, la vibe ..?
Parysatis : Marseille a cette lumière unique qui transforme tout. Les rencontres y sont intenses : au départ un peu agressives, puis touchantes et attachantes. C’est une ville qui te pousse à être toi-même, sans filtre, et j’adore ça !

Quels sont tes spots préférés à Marseille ?
Parysatis : J’adore les contrastes de cette ville. Aller chiner du vintage aux puces de Marseille (avant aux Arnavaux et maintenant à la Friche la Belle de Mai), puis aller déjeuner chez Paul le Corsaire aux Goudes. J’aime Noailles et Malmousque ; j’aime tous ces visages qui font de Marseille ce qu’elle est.

